FAQ

Quand doit-on faire un détartrage ?

Le détartrage est recommandé, pour une majorité, une fois par année. Il permet d’enlever le tartre qui s’est formé autour des dents et enflamme vos gencives. De plus il libère des espaces parfois devenus inaccessibles au brossage.

A quoi doit-on s’attendre après un détartrage ?

Le détartrage consiste à « râcler » le bord des dents pour y enlever le tartre. Les conséquences rapides, ou plutôt post-opératoires du détartrage, peuvent se manifester sous forme d’inflmmation des gencives, de sensibilités et de récessions.

L’inflammation est dûe au passage répété des instruments entre les dents et parfois sous les gencives. Elle disparaît normalement en moins de deux jours. Il arrive parfois que les ligaments dentaires s’enflamment eux aussi. Il s’ensuit une gêne à la mastication qui doit alors être modérée pour permettre un rétablissement de ces derniers.

Les sensibilités apparaissent lorsque le tartre enlevé couvrait des surfaces dentaires sensibles. Leur soudaine réexposition au milieu buccal provoque donc des sensations désagréables en présence de liquides ainsi qu’aux courants d’air. Une fluoration directement après le détartrage permet de limiter cet inconfort. L’application d’une gelée fluorée pendant la nuit aidera à diminuer plus rapidement ces effets indésirables.

Les récessions sont des retraits des gencives. Il s’agit en fait de « faux » retraits car les tissus mous retrouvent simplement leur place réelle. En présence de tartre les gencives « gonflent » et prennent un volume inhabituel. Lorsque le tartre est enlevé par l’hygiéniste elles vont « dégonfler » et retrouver leur forme saine. C’est alors qu’on s’inquiète de retraits importants, souvent après constatation de triangles sombres entre les dents, alors qu’ils étaient en fait déjà là sous une forme cachée.

Quelles sont les garanties des soins dentaires ?

Les soins dentaires font partie du domaine de la médecine. Ils sont soumis à l’évolution de nombreux facteurs physiologiques mais aussi physico-chimiques importants dont le contrôle et la connaissance ne sont pas encore complètement acquis. Les traitements dentaires ne sont donc pas légalement soumis à un résultat.

Cependant certaines garanties techniques et professionnelles peuvent, et devraient, être convenues. Par exemple des fractures de résines composites ou de céramiques récemment réalisées. Les pertes de restaurations ou les couronnes qui ne tiennent pas comme elles devraient (ceci à nouveau pour des soins fraîchement effectués). Il s’agit là de garanties techniques qui sont bien sûr dépendantes des réserves émises par votre praticien avant de réaliser le soin.

Puis-je exiger de me faire rembourser si je suis mécontent d’un soin ?

La réponse est en relation avec la question précédente. Officiellement le patient doit laisser au praticien une chance de corriger un traitement ou proposer une alternative de soin avant de demander un remboursement. L’annulation d’une prestation, sauf petit montant, fait souvent, et par principe, l’objet d’une procédure de litige. Pour éviter tout problème, n’hésitez pas à demander toutes les informations dont vous avez besoin pour prendre votre décision. Si nécessaire, mettez vos questions et les réponses de votre dentiste par écrit.

Pourquoi les soins dentaires sont-ils si chers ?

Les frais dentaires, non pris en charge par les assurances maladies, pèsent lourd dans le budget d’un foyer. Néanmoins, et même si il n’est pas facile de s’en rendre compte, ils sont nettement moins chers que ce que l’on pourrait croire. En effet, le rapport investissements en matériel/locaux et facturation montre que les dentistes ne sont pas plus chers que votre garagiste, plombier ou électricien. On va vite considérer les dépenses liées aux dents comme handicapantes dès lors qu’elles sont inattendues.

Une certaine discipline, dont le contrôle est laissé entièrement à l’individu, est nécessaire pour ne plus subir les devis toujours plus exorbitants liés aux soins. Un budget doit être pris en compte,
environ 500.- CHF/an/personne, pour assurer un suivi régulier. De plus en plus de personnes se mettent au bénéfice d’une assurance complémentaire qui leur permet de mieux passer certaines vagues de frais. Ces aident font partie, dès lors que le dentiste est souvent sollicité, des sages décisions à prendre.

Comment blanchir mes dents ?

Le blanchiment dentaire est une prestation esthétique en pleine expansion. Elle permet d’éclaircir la teinte naturelle des dents pour satisfaire à une meilleure harmonie de contraste. Bien que généralement sans conséquence, il est important de bien considérer toutes les informations relatives à l’utilisation de produits de blanchiment. Certaines conditions sont nécessaires pour garantir le bon déroulement d’un traitement visant à illuminer le sourire.

Je préfère extraire ma dent, ça coûte moins cher.

Si une dent doit être extraite elle sera extraite (ou avulsée). Maintenant certains dentistes, si ils estiment qu’une dent peut être maintenue, peuvent refuser de l’extraire, ceci bien même qu’une douleur importante y soit associée. L’extraction d’une dent est certe relativement bon marché à partir du moment ou elle est sans complication. Le problème c’est qu’elle peut engendrer une cascade de conséquences qu’on ne peut pas réaliser sous l’effet de la douleur ou le poids d’un devis. Votre dentiste, bienveillant, vous oriente alors vers une solution qu’il va estimer plus adaptée à votre bien-être.

Il faut savoir que sous le stress d’une douleur on va demander à son praticien une solution rapide et efficace. Mais l’avulsion d’une dent « sauvable » sans intégration des informations par le patient peut être une cause de litige par la suite. Ce qui est fait étant fait, préférez la temporisation proposée par votre dentiste, même si cela peut générer un peu plus de frais, qu’une décision irréfléchie mais surtout irréversible.

Que se passe-t-il si l’on n’ouvre pas bien la bouche chez le dentiste ?

Un des désagréments chez le dentiste, c’est bien évidemment de devoir garder la bouche grande ouverte pendant parfois plusieurs heures. Il s’agit d’un effort physique en soi qui n’est pas bien toléré par tous les patients. Lorsqu’on n’ouvre pas bien la bouche, on limite toute la gestuelle des praticiens. En faisant obstacle à ce petit balais d’instruments on rend la tâche au dentiste vraiment compliquée. On court le risque d’avoir des soins « à l’aveugle » sans grand contôle. Et pourtant tout le monde sait que la dentisterie est une profession de finesse et de rigueur. Pensez toujours que votre dentiste fera avec ce que vous lui permettrez. Ce ne sont pas ses dents mais les vôtres.

En quoi m’engage la signature d’un devis dentaire ?

Concrètement la signature d’un devis dentaire témoigne de votre prise de connaissance de la tarification qui sera associée aux soins qui vont vous être dispensés. Elle ne vous engage pas à suivre un traitement ni à le payer à l’avance. Elle vous engage à couvrir les frais facturés par votre dentiste pour un soin détaillé dans votre devis.

Urgence ou pas urgence ?

Les rendez-vous en urgence sont prévus pour palier rapidement à une douleur, une inquiétude ou une situation fortement déplaisante telle des gonflements, des saignements, des sensibilités ou situations compromettantes pour l’esthétique. La demande auprès de votre praticien est de remédier au plus vite à votre détresse. Elle implique fréquemment le passage par des traitements provisoires réalisés dans l’attente d’une séance mieux adaptée au soin définitif. De ce fait, préférez, lorsque la situation n’est pas « urgente », la planification d’un rendez-vous directement optimisé pour satisfaire votre demande. Vous éviterez des frais issus d’une précipitation ainsi que des déplacements répétés.

Quel âge pour le premier contrôle dentaire ?

Il est recommandé de faire un premier contrôle vers 3 ans. Il s’agira d’un examen clinique simple. C’est à dire sans radiographies ni soins dentaires. Suite à cette première visite, votre dentiste planifiera avec vous le suivi nécessaire jusqu’à la coopération des petits patients pour un éventuel traitement. Certains enfants se laissent soigner dès l’âge de 4 ans, d’autres mettent beaucoup plus de temps.

Que faire si mon enfant ne se laisse pas soigner ?

Si un enfant ne se laisse pas soigner, c’est souvent parce qu’il est craintif, peut-être suite à une expérience déplaisante, ou parce que les parents transmettent, souvent de manière inconsciente, une peur des soins dentaires. Plus rarement, un traitement sera refusé par caprice. Il s’agit, pour la plupart, d’enfants n’ayant pas d’autorité parentale bien établie. Situation délicate car les parents ne peuvent pas demander aux dentistes d’être autoritaires avec leurs enfants si ces derniers ne sont pas conditionnés.

Pour qu’un enfant accepte les traitements au fauteuil, il doit être rassuré. Pour cela la communication doit être établie et c’est ce qu’on attend de pouvoir contrôler pour soigner les plus petits. Pas de communication = pas de soin. Alors n’hésitez pas à rassurer vos enfants et encouragez-les à s’exprimer.

Si la nécessité se présente, des soins sous narcose complète peuvent être prodigués auprès de la pédiatrie des HUG. Certains cabinets proposent également des soins en anesthésie générale directement dans leurs locaux. Les soins sous protoxyde d’azote (ou gaz hilarant) peuvent également être envisagés mais leurs résultats demeurent très relatifs à la coopération de l’enfant. Un enfant non coopérant ne se laissera pas mieux soigner sous protoxyde.

Je préfère avoir un implant !

Les implants dentaires sont le moyen fixe idéalement souhaité pour réhabiliter les dents. Il y a cependant des informations à intégrer concernant leurs prestations. Voir Implants dentaires. La bonne indication concernant une réhabilitation par implant doit être discutée avec votre dentiste. Certaines situations sont des pièges qu’il vaut mieux éviter. L’implant remplace mais n’égal pas le confort d’une dent naturelle.

Quels sont les risques des soins dentaires low-cost ?

On ne peut pas vraiment parler de risque. Il faut bien comprendre par contre qu’on ne peut pas avoir la même chose en payant moins cher. La répercussion d’un tarif low-cost est obligatoire sur les facteurs de dépenses d’un cabinet dentaire. Si on vous garantit des produits et des soins de qualité alors les retombées affecteront le personnel, soit dans son cadre professionnel, soit dans son cadre de vie.

Avoir du personnel vivant à l’étranger ou simplement moins rémunéré, utiliser des produits et du matériel bas de gamme, diminuer le temps de traitement de chaque patient. Voici les principales économies pouvant permettre à un établissement de santé de diminuer ses tarifs.

Il est important de prendre conscience que la tarification dentaire selon la SSO n’est pas exagérée et ne participe pas à enrichir les professionnels de la médecine dentaire. Elle assure aux praticiens et à leurs employés des salaires normaux, la possibilité de renouveler le matériel médical lorsque c’est nécessaire mais surtout de consacrer le temps nécessaire à chaque patient pour lui garantir une prise en charge en toute confiance.